Je m'appelle Alistair Vance, ancien géomètre originaire d'Édimbourg, en Écosse. En 2018, j'ai décidé de quitter les collines pluvieuses d'Écosse pour m'installer à Cagliari, la capitale baignée de soleil de la Sardaigne. Je voulais vivre là où les montagnes rencontrent la mer. Au cours des huit dernières années, j'ai parcouru des milliers de kilomètres à travers l'île, cartographiant les sentiers et documentant la logistique régionale.
Mon fidèle compagnon de route s'appelle Winston, un Border Collie de six ans devenu une véritable figure des sentiers. Il m'a accompagné sur les longues étapes du Sentiero Italia et connaît les chemins par cœur. Ensemble, nous explorons les gorges calcaires escarpées du Supramonte et les sentiers sablonneux de la côte de Masua. Winston a un faible tout particulier pour le sentier reliant Cala Fuili à Cala Luna.
De nombreux randonneurs me demandent : « Laquelle choisir, la Sicile ou la Sardaigne ? » ou « Quelle île est la plus paisible, la Sardaigne ou la Sicile ? ». En tant qu'expatrié ayant parcouru ces deux régions en profondeur, mon avis est très clair. La Sicile possède une histoire fascinante, des temples grecs et une gastronomie de rue réputée. En revanche, la Sardaigne offre une expérience bien plus sauvage. Si tu aimes les sentiers isolés, les chemins littoraux paisibles et la nature préservée, la Sardaigne est incontestablement le meilleur choix.
La cuisine sarde est elle aussi unique. Alors que la Sicile est célèbre pour ses arancini et ses cannoli, la Sardaigne est la terre du cochon de lait rôti à la broche (porceddu), du pain carasau croustillant et affiné comme une feuille de papier, et du fromage pecorino affiné. La cuisine y est simple, rustique et ancrée dans les traditions pastorales. Le pourboire n'est pas obligatoire dans les trattorias locales, mais arrondir l'addition de quelques euros est une marque de politesse appréciée des familles d'éleveurs.